Qui ne connaît l’épisode d’Astérix en prise avec les pires administrations bureaucratiques au cours de ses douze travaux herculéens ? Une exagération sans doute, mais Talleyrand fut bien inspiré de dire que « l’exagération est le mensonge des honnêtes gens ». C’est qu’il y a un peu de vrai dans ce tableau, surtout en France… Marre de la paperasse, des queues qui n’en finissent pas et des appels téléphoniques surtaxés ou outrancièrement longs ? Heureusement, des solutions existent !

Créer son entreprise ou obtenir son Kbis en ligne

Les choses ont enfin commencé à bouger du côté de la fonction publique et de l’administration françaises. Si les créations d’entreprise étaient déjà en de nombreux cas et endroits possibles par correspondance, cette possibilité profite encore de la numérisation. Quoique avec un temps de retard, les CFE (Centres de formalités des entreprises), RCS (Registres du commerce et des sociétés) et autres URSSAF proposent désormais des passerelles en ligne, parfois centralisées : le statut d’auto-entrepreneur puis de micro-entrepreneur aura sans doute donné le la à cette digitalisation il y a une dizaine d’années.

Concernant la possibilité d’obtenir son extrait de Kbis en ligne, nous vous reportons à cet article concernant le kbis sur hellobiz.fr. L’ouverture et la publication des greffes des tribunaux de commerce ont permis à des prestataires privés spécialisés de démontrer leur efficacité accrue par rapport aux fonctionnaires… !

Et les impôts aussi…

En France, c’est 48 % du PIB qui est prélevé chaque année par la sphère publique, et même davantage (près de 52 %) si on compte vraiment tous les « prélèvements obligatoires ». Ce pourcentage est énorme, et on ne peut que rêver à une société de droit privé et sans impôts en lisant La Grande Fiction. L’État, cet imposteur du professeur Hans-Hermann Hoppe !

Pour l’heure, si l’on tient à éviter amendes et embêtements, il demeure obligatoire de régler ses cotisations sociales, impôts et taxes. Pour l’entreprise, le plus gros morceau sera la déclaration URSSAF et les reversements de TVA. Les formes sociales y ajouteront la plupart du temps un impôt sur les sociétés. Là, nul doute que les modes de paiement en ligne sont généralement terriblement efficaces et rapides… de même que les relances du fisc !