L’Intelligence Artificielle (IA) fait partie intégrante de votre vie. L’IA est partout : sur Internet, dans votre smartphone, dans votre voiture ou encore dans votre maison notamment. Et si nous ne sommes qu’aux balbutiements d’une petite révolution qui va transformer radicalement la société, le monde, il n’en reste pas moins qu’elle ne peut également le corps humain ! Malgré les exploits mis en avant dans les médias, le corps humain est le plus sophistiqué de toutes les technologies au monde. Composé de quelque soixante mille milliards de cellules, votre organisme est une mini usine qui réalise quelques centaines de millions de réactions chimiques pour coordonner les différentes fonctions de ce dernier. Des millions d’informations sont alors décodées en permanence afin d’assurer la synthèse, l’assimilation, la dégradation, bref le fonctionnement entier de votre corps. Les reins, le foie et la vessie en particulier y jouent un rôle majeur. Et pour cause, ils agissent pour éliminer les déchets filtrés par le sang. Mais voilà, à l’image de l’IA, ce système peut être aussi défaillant. Gros plan sur les infections urinaires, les cystites. 

Gros plan sur les infections urinaires

Même si les femmes connaissent au moins une fois dans leur vie un épisode urinaire infectieux, les hommes, les enfants, les seniors n’en sont pas épargnés pour autant. Gros plan sur les facteurs de risques, les symptômes, mais aussi sur les astuces pour se soigner et vous prémunir d’une infection urinaire.

Les symptômes des infections urinaires

Sensations de brûlure à la miction, douleurs plus ou moins intenses au passage de l’urine, besoins fréquents d’aller aux toilettes, tiraillements dans le bas-ventre, présence de sang dans les urines, urines troubles ou encore malodorantes, les symptômes et l’intensité des douleurs divergent d’une personne à l’autre. Ces derniers peuvent aussi se manifester avec des douleurs dans les reins, être associés ou non à de la fièvre, des frissons. 

Si vous ne souffrez que de douleurs en urinant, avez des envies fréquentes d’uriner et que votre urine sent fort, vous faîtes une cystite. Si ces derniers s’accompagnent de fièvre, de frissons, de douleurs dans le dos ou encore que vous constatiez la présence de sang dans votre urine, l’infection urinaire s’est sans doute propagée dans les reins et vous faites une néphrite. Dans tous les cas, mieux vaut vous rapprocher de votre médecin traitant dès les premiers symptômes pour réduire le risque de septicémie et surtout, évitez l’automédication. Ce dernier posera alors un diagnostic, s’appuiera sur les résultats de vos analyses d’urine et vous prodiguera les soins adaptés. 

Le processus d’infection urinaire

L’appareil urinaire dispose de défenses qui réduisent le risque d’infection. La première qui passe dans l’urine est stérile et acide qui inhibe alors la prolifération des bactéries. La seconde défense de l’organisme est d’évacuer l’urine tout simplement. En parallèle, la vessie contient des cellules immunitaires et des substances antibactériennes qui complètent cette protection. Malheureusement, dans certains cas, les germes parviennent à se multiplier et dans ce cas, c’est l’infection urinaire. Les bactéries commencent alors à coloniser l’urètre (on parle d’urétrite) ou alors la vessie (on parle d’inflammation de la vessie, d’infection basse ou de cystite), mais peuvent remonter vers les uretères et les reins (on parle alors de néphrite) avant d’atteindre le bassinet. Dans ce cas, on parle de pyélonéphrite. 

Si vous êtes une femme, le fait que l’orifice anal et le méat urinaire soient assez proches facilite l’ascension des bactéries. Si vous êtes un homme, la prostate est souvent à l’origine de l’infection. Le fait qu’elle soit hypertrophiée ou enflammée empêche alors votre vessie de se vider entièrement ce qui, en cas de déficit des défenses naturelles, permettre aux bactéries de se développer. Dans ¾ des cas, l’infection est due à la présence d’une bactérie en particulier : Escherichia coli. Mais cette dernière peut être entraînée par la présence des chlamydiae ou des gonocoques. 

Les facteurs de risque 

À l’image de toutes les infections, il est des facteurs de risque. Si vos défenses naturelles sont affaiblies, vous êtes prédisposé à avoir une infection. Il en est de même si vous êtes fatigué, stressé, car vos défenses immunitaires sont moins efficaces. En marge, vous pouvez aussi souffrir d’une malformation (urètre courte) ou souffrir de troubles digestifs comme la constipation, qui favorisent alors le passage des germes dans les voies urinaires. D’autres facteurs de risque comme la ménopause, la grossesse, une prédisposition familiale, l’usage d’un spermicide, la fréquence des rapports sexuels jouent également un rôle dans l’apparition d’une infection urinaire. 

Fort heureusement, vous pouvez adopter quelques gestes pour vous prévenir des infections urinaires. Dès lors, pensez à boire suffisamment d’eau dans la journée, de ne pas vous retenir trop longtemps avant d’uriner, d’uriner jusqu’à la dernière goutte, de bien vous essuyer de l’avant vers l’arrière (si vous êtes une femme dans ce cas), d’uriner toujours après un rapport sexuel, d’éviter les parfums intimes, les huiles et les mousses pour le bain notamment. Le fait que vous consommiez certains aliments vous aide aussi à éliminer plus facilement les déchets filtrés par le sang. Certaines plantes comme le pissenlit, les échinacées, la verge d’or, le sureau noir, la bruyère sont traditionnellement utilisées en cas d’infection urinaire, pourquoi ne pas les consommer aussi sous forme de tisane ?! Ces dernières assurent un bon drainage de l’organisme. Quoi qu’il en soit, mieux vaut prévenir que guérir, comme dit le proverbe.